Sur un congélateur, dans une voiture, sur un bureau, dans un restaurant chic, sur une photocopieuse, dans une salle de cinéma, sur la tour eiffel, dans une baignoire, à la mer, chez un inconnu, dans un train (couchette), sur une table de..., dans la cuisine, en pleine rue la nuit, dans les champs, au volant, en cours, dans la neige, chez mes grands parents, dans son bateau, sur le sable, dans un avion, au bout du monde.
Toi toi toi
Tu ressembles à celleuh
Qu'à la craie
J'avais dessiné
Sur mon ardoise
A la maternelle
Du haut de, mes quelques années.
Une journée... pas comme les autres. On sort un peu de la routine, on va en cours pensant qu'il n'y aura qu'elle dans le bus, mais on s'aperçoit qu'ils nous ont monté un coup, tendu un piège, salauds ! je passe devant, mine de ne pas les voir, le salut discrètement en disant que je vais la rejoindre, journée gâchée ?, je boude à moiti é, comme je sais si bien faire, et puis on arrive dans cette université froide, glaciale et repoussante, je la vois Elle, et puis on s'abandonne mutuellement pour rejoindre chacune notre cours : première note en dessous de la moyenne depuis mon entrée à la fac, on s'fait chier, on va visiter saint denis pour la première fois, on admire une prof sourde qui se fait traduire, elle est jolie, on ne sait s'il faut la regarder dans les yeux ou non, regarder ses mains bouger dans tous les sens, essayer de comprendre un mot, et puis s'arrêter pour l'admirer, elle, en tant que femme. Le cours s'achève et puis on prend le métro dans l'autre sens, elle me quitte à saint lazare et me laisse seule avec tous ces inconnus jusqu'à Clémenceau. Hop, je prend mon sac, je change de métro, direction la Bastille. Un couple, beau à mourir, elle, les cheveux frisés, avec une frange qui fait tout son charme, un rouge à lèvre parfaitement accordé à son personnage, ses lèvres et sa beauté. Des lunettes rouges grotesques comme celles que nous pourrions porter. Un piercing à la lèvre, un stretch dans l'oreille droite. Je suis attirée. Lui, dread et compagnie. Oui j'aurais voulu.
J'arrive à Bastille, personne. Je m'assois sur les marches de l'Opéra comme tant de personnes qui attendent copines, amis , amants et maîtresses, maman, et peut être un rendez vous galant d'un jeune inconnu. Le temps passe, je vois les hommes et femmes bleus s'afférer, pourvu qu'ils ne me tombent pas dessus. Je lis quelques pages d'un des journaux gratuits que l'on trouve le soir, à la sortie de l'école. Je fais le sudoku, jeu de merde, jeu de con. Je commence les mots croisés, lis mon horoscope sans en croire un mot, histoire de m'amuser et de passer le temps. Fume une clope, puis une deuxième. Lève la tête en essayant de les apercevoir. Au bout de quelques très longues minutes, ils arrivent, enfin. La soirée peut commencer. Un bisou pour elle, deux pour eux. C'est parti, depuis le temps que l'on attendait ca. On s'engouffre dans Bastille, découvre une rue fort sympathique où elle nous propose d'aller boire un coup avant de manger. Ce bar à chicha sera parfait. Soft et coktail à 3.50, parfait, en plein Paris, qui aurait cru ? Alors le choix est vite fait, ca sera un Ché : thé vert, menthe, rhum, glace pillée, et citron vert. Elle nous dit qu'elle se serait cru il y a ces quelques années, à Cuba. On ferme les yeux, au cas où la téléportation fonctionnerait. On les rouvre, eh bien non. Mais nous sommes contents d'être ici . La faim commence à se faire ressentir, direction la sandwicherie canadienne dont je tairais le nom. Elles me font confiance, je n'ai pas le droit de me tromper. On déguste. Et hop, c'est reparti, direction Le Café de la Danse. On entre, on essaie de passer en VIP, mais comme personne honnête et fiable, elle paye nos places de concert. On monte, gravit cette salle immense pour nous retrouver au sommet, au milieu, place idéale. Que le spectacle commence. Le premier groupe nous fait découvrir une musique à la fois festive et psyché. Sympa . Puis As de Trèfle commence, surexcités, on ne s'en remet pas. Ils font la promotion de leur dernier album, sorti il y a quatre jours. J'le veux. Oula me fait prendre conscience de tout, de ca, qu'ils sont là, et que j'apprécie pleinement. Et puis vient le tour de Toi, Toi, toi... C'est bon, à présent on peut repartir. Ayant mal au genou, con*** de long*****, je gravis les marches pour aller les retrouver. Elles ont aimé, victoire ! Ca me fait plaisir. Enfin, ma dernière chanson, et j'ai dansé, frappé des mains, et crié : Hauts les mains ! Le concert se termine, gout amer, ils n'ont pas fait Chanson d'Amûr, tristesse et déception s'emparent de moi. Tant pis, on retournera les voir et on criera jusqu'à ne plus avoir de force pour qu'il chante cette chanson d'Amûr.
Je n'ai pas de grosse voiture
Je n'suis pas monté comme un âne
Mais chaque nuit coincé contre le mur
C'est bien moi qui murmure à l'oreille de ta femme.
Un grain de folie, un sourire curieux, une rire communicatif, des yeux dans lesquels on se noierait, un je-ne-sais-quoi qui fait que j'aime celle qui veut aller courir nue avec moi dans les champs. Contente de t'avoir revu, à quand la prochaine? N'oublies pas, il te faut un petit stage parmi nous. =)